Sport

11 bonnes raisons pour vivre le rugby spirit

Au-delà de la rugosité du contact, l’intensité de la mêlée et la souffrance physique, le rugby dispense des valeurs, qui en font une véritable de la vie. Et si l’on faisait un test (match) ?

1. 4 milliards de téléspectateurs
Deux millions de spectateurs et quatre milliards de téléspectateurs devraient assister aux quarante-deux matches à du troisième évènement sportif mondial. L’occasion, pour toutes celles et tous ceux qui connaissent mal la planète Ovalie, de se familiariser avec ses rites et ses valeurs.

2. Des « boeufs » aux « gazelles »
A la différence du foot, le rugby n’exclut pas les extrêmes. Mieux, aucun autre sport collectif n’offre autant de variété physique. Du pilier taillé comme une armoire landaise et dépassant allègrement le quintal au trois-quarts sautillant tel un taurillon, tout le monde a sa place, quelle que soit sa morphologie.

3. Fans partisans, pas agressifs
S’inquiète-t-on des hooligans à la Coupe du monde de rugby ? Non. Autant es violences entre groupes de supporters, partout en Europe, se multiplient dans et hors des stades de foot, autant le rugby a, jusqu’ici, été épargné par ce fléau. Le signe que c’est un sport sain ?

4. Sur le sentier de la guerre ?
Quand quinze All Blacks, le poitrail bombé, hurlent le haka en maori, il y a de quoi penser à la guerre. Certes, le rugby est fondé sur la défense d’un territoire et la violence physique y tient une large place. Mais c’est une violence codifiée. Combien d’enfants en rupture scolaire ou agressifs ont été  » sauvés  » par le rugby qui leur a appris à gérer leurs émotions, à canaliser leur impulsivité ?

5. Le goût de l’effort
Autre valeur humaine véhiculée par le rugby : le goût de l’effort et de la persévérance. Ce qui explique peut-être que la pratique du ballon ovale se soit imposée comme le sport collectif majeur dans nombre d’écoles et d’universités, au point d’y supplanter parfois Sa Majesté le football…

6. L’important, c’est le groupe
Pas d’équipe performante qui ne soit soudée. Le rugby est tout sauf un sport  » narcissique « . On pousse ensemble, souffre ensemble, s’appuie continuellement sur ses partenaires.  » S’il y a 14 bons et que tu es mauvais,ça peut gagner quand même « , dit souvent Fabien Galtier, ex-n° 9 des Bleus.

7. Une école de civisme
Que celui qui a déjà vu un rugbyman se tordre de douleur à terre après un contact un tantinet viril lève le doigt ! Un comportement courant chez les  » pousseurs de citrouille  » (les footeux)… Avec ça, un respect exemplaire de l’arbitrage. Quand l’arbitre siffle, les joueurs se replacent et le jeu repart.

8. Un sport de combat
Le rugby est une lutte d’homme à homme. Il est non seulement permis mais absolument nécessaire de plaquer l’adversaire, de le pousser, de le percuter, de l’écraser sous son poids dans un regroupement… à la clé : pas mal de  » grosses marmites « , de nez brisés (comme celui de l’Irlandais Brian O’Driscoll, probablement fracassé par un deuxième ligne bayonnais en août dernier), d’oreilles en chou-fleur…

9. Rude, mais formateur
Fréquentez un vestiaire avant un match de rugby et vous palperez  » l’angoisse sous sa forme la plus primaire, celle qui conduit les avants à se frapper mutuellement pour simuler le choc avec l’adversaire « , écrit l’ethnologue Sébastien Darbon dans le numéro de la revue Autrement consacré au plus collectif des sports collectifs. Une atmosphère saturée de stress et de camphre qui tanne le cuir et prépare à tous les combats de la vie.

10. Une leçon d’humilité
Au rugby, on ne peut rien faire sans l’aide des autres. Les qualités particulières de chacun s’expriment toujours dans le cadre d’un collectif. Une règle implacable qui apprend à cultiver l’humilité. Dès qu’un joueur néglige ou, pire, oublie cette vertu clé, toute l’équipe le paye cash. D’où les consignes éternelles :  » Jouez l’un pour l’autre « ,  » Pensez à faire jouer les autres « ,  » Soyez disponibles « …

11 … et d’abnégation
Un esprit de corps qui suppose d’aller parfois jusqu’au sacrifice. Même quand on a brûlé toutes ses cartouches, on retourne au feu, en sueur et en sang,pour épauler les  » collègues  » et pouvoir  » regarder les palombes au lieu de chercher les champignons  » (c’est-à-dire sortir la tête haute) au coup de sifflet final.

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